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Formation de formateurs et inspecteurs du travail maritime à l’application de la convention du travail maritime 2006 de l’OIT

Interview du capitaine Luigi Giardino Commandant général du VIe Corps des capitaineries de port, Bureau de la sécurité de la navigation, Centre de formation du Corps des capitaneries de port, Gênes

Le capitaine Giardino possède une longue expérience de la certification des navires italiens et du contrôle des bâtiments étrangers qui accostent les ports italiens. Ancien directeur du Centre de formation du Corps des capitaineries de port de Gênes, il dirige aujourd’hui le bureau qui s’occupe, depuis Rome, du contrôle des navires étrangers en escale dans les ports italiens et de la sécurité de la navigation.


Que signifie pour les travailleurs maritimes l’entrée en vigueur de la MLC 2006?

La convention du travail maritime de 2006 contribue de manière déterminante au renforcement de la sécurité générale du personnel navigant, et en particulier à l’amélioration des conditions de vie et de travail à bord.

Elle consacre également des droits fondamentaux tels que la non-discrimination à l’embauche et l’abolition du travail des enfants.


Quels sont les mécanismes de contrôle en place?

Le contrôle est réalisé par des inspecteurs, lesquels profitent de l’entrée en vigueur de la MLC 2006. Je pense ici tant aux inspecteurs chargés de la certification des navires domestiques qu’à ceux responsables du contrôle des bâtiments étrangers. La convention introduit un instrument unique et organique qui harmonise les procédures de protection du personnel maritime, quels que soient le type de navire ou le pavillon qu’il bat.

Et quel est l’avantage pour les armateurs?

L’obligation de certification du navire prévue par la convention permettra de prouver, conformément aux principes internationaux adoptés par le secteur,  l’existence d’un système de gestion des équipages reconnu par l’État du pavillon.

Cela aura pour conséquence que les inspecteurs étrangers y accorderont une attention moins pressante et orienteront leurs efforts essentiellement sur les navires qui ne répondent pas aux normes ou sont présumés tels, à commencer par les bâtiments non certifiés parce que battant le pavillon d’un État non signataire.


Pourquoi cette formation de formateurs et d’inspecteurs maritimes?

Les inspecteurs pourront utiliser - tant pour la certification des navires domestiques que pour le contrôle des bâtiments étrangers - un instrument unique et organique qui harmonise les procédures de protection du personnel maritime, quels que soient le type de navire ou le pavillon.


Pourquoi cette collaboration entre le Centre international de formation de l’Organisation internationale du Travail et le Centre de formation du Corps des capitaineries de port de Gênes?


Les deux centres de formation partagent les mêmes objectifs de renforcement et de diffusion des normes internationales en matière de sécurité maritime - prise également dans le sens de sécurité du travail à bord des navires -, et de formation du personnel chargé d’en vérifier la correcte application.

En outre, la proximité géographique des deux institutions permet d’intégrer l’enseignement théorique à l’expérience pratique des inspections dans les ports de Ligurie, avec la collaboration des capitaineries des ports de Gênes et de Savone.

Par exemple, l’activité prévoit des visites d’étude à bord de trois bateaux - un cargo, un pétrolier et un navire de croisière -, de sorte à offrir aux participants la possibilité d’acquérir de l’expérience de trois types de navires différents.

Ce sera pour eux l’occasion d’en apprendre plus sur l’application des normes qu’un officier chargé du contrôle doit vérifier lors d’une inspection réelle.

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