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Lutter contre le travail des enfants par la formation

Du 18 au 22 février, le Centre de Turin accueille la réunion interrégionale du personnel d'OIT -IPEC (Programme international pour l'abolition du travail des enfants): pas moins de 68 spécialistes, coordinateurs et points focaux du siège de Genève et de 38 bureaux décentralisés y discutent des priorités et de la stratégie du Programme.
Lutter contre le travail des enfants par la formation

Réunion du personnel d'IPEC à Turin


José Maria Ramirez (Espagne) est le responsable de programme du Centre pour ce sujet.

M. Ramirez, comment le programme de formation du Centre sur le travail des enfants a-t-il vu le jour?

En 2005, le Centre, en collaboration avec le programme IPEC de l’OIT, a étendu ses activités de formation en mettant au point un cours spécifique dans le domaine du travail des enfants. Avec d'autres sujets tels que le travail forcé et la traite des êtres humains, le travail des enfants est devenu un sujet régulier du programme de formation du Centre en matière de normes internationales du travail et de droits humains.

Comment s’est-il développé?

Au cours du biennat 2006-2007, près de 800 femmes et hommes originaires des cinq continents ont participé aux 26 activités de formation, qui allaient des séminaires pour juges et magistrats aux ateliers destinés aux organisations d’employeurs, en passant par les cours sur la préparation de rapports nationaux sur les conventions relatives au travail des enfants et les ateliers de planification stratégiques conçus pour les spécialistes de la lutte contre ce fléau à travers le monde.

Et maintenant?

Outre cette importante réunion du personnel mondial d’IPEC, nous organiserons cette année de nombreuses autres activités à Turin et dans d’autres régions du monde, sur des sujets tels que les pires formes de travail des enfants, en particulier dans l’agriculture; la traite des enfants; leur exploitation dans l’industrie du sexe; ou encore l’analyse des politiques et législations nationales en matière de travail des enfants. Enfin, en mars, nous lancerons un projet spécial, cofinancé par la Commission européenne, qui vise à contribuer au renforcement des connaissances et des compétences dans le domaine des enfants associés aux groupes et forces armés, à travers toute une série d'activités de recherche et de développement des capacités.

Jusqu’ici, vous n'avez parlé que de formation spécialisée.

Organisez-vous également des campagnes de sensibilisation ou d’autres activités orientées sur la société civile?
Oui. Par exemple, grâce à la collaboration de la Ville de Turin, des centaines d'élèves du secondaire visitent chaque année le campus et en apprennent plus sur les différentes questions liées au développement et au travail, y compris au travail des enfants. Nous contribuons également aux campagne de sensibilisation de l’OIT: ainsi, le dimanche 17 février dernier, une représentation spéciale de l’Enfer de Dante par une compagnie de ballet italienne a eu lieu à Turin dans le cadre du projet SCREAM (Défense des droits des enfants par l’éducation, les arts et les médias) de l’OIT, qui entend diffuser une connaissance plus large du problème dans la société civile, et donc à promouvoir l’engagement de celle-ci contre le travail des enfants.

La fin du travail des enfants est-elle à notre portée?

Le problème est complexe et sa résolution exige un processus adéquat. La ratification des normes internationales du travail de l’OIT, leur transposition en législation nationale et leur application stricte sont essentielles. La formation de toutes les personnes qui traitent de la question a prouvé qu’elle jouait un rôle primordial en ce sens. Certes, le travail des enfants a reculé ces dernières années et il peut être éradiqué, mais uniquement par une prise de conscience du problème de la part de la société civile et par une implication active de cette dernière.

International Training Centre of the ILO

Viale Maestri del Lavoro, 10
10127 Turin - Italy

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