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Migrations internationales de main-d’oeuvre: une perspective d’après-crise

Un atelier interrégional trilingue (anglais, français, espagnol) sur les migrations internationales de main-d’œuvre aura lieu les 31 mai et 1er juin 2010 au CIF-OIT. Cet atelier organisé par le Centre, à l'initiative et avec le soutien des gouvernements italien et brésilien, et en collaboration étroite avec le programme des migrations internationales de main-d’œuvre de l'OIT (MIGRANT) et le FIERI (Forum Internazionale ed Europeo di Ricerche sull'Immigrazione), aura pour but d’adopter une perspective d’après-crise des migrations internationales de main-d’œuvre.

Avec la crise financière et économique mondiale, le chômage est en forte hausse et touche tout le monde, en particulier les travailleurs migrants qui, souvent, ne bénéficient pas des mêmes droits et de la même protection que les ressortissants de leur pays d'accueil. Cela les rend encore plus vulnérables aux turbulences du marché du travail et de l’économie. Les travailleurs migrants sont estimés à 214 millions en 2010, dont environ 50% de femmes.

Parmi les aspects positifs des migrations de main-d’œuvre, relevons:

  1. leurs liens avec le développement dans le pays d'origine, par le biais des virements de fonds, de la migration de retour, du transfert de compétences et de technologies et des contributions des communautés transnationales, et
  2. la contribution des travailleurs migrants à la croissance économique dans le pays d’accueil - très souvent, le marché du travail ne serait pas aussi actif sans les migrants -, à la fiscalité, aux régimes de sécurité sociale et à l'économie du pays.

On observe toutefois aussi un certain nombre d'effets négatifs: abus et exploitation dans les pays d'accueil, perte de compétences essentielles dans les pays d'origine, hausse de la migration clandestine, y compris trafic et contrebande, et discrimination et mauvaise intégration des migrants dans les pays d'accueil.

En outre, les pays de destination adoptent de plus en plus des approches axées sur le contrôle, qui ne s'attaquent pas aux vrais problèmes. Dans ce contexte, l'OIT, forte de son mandat constitutionnel en matière de migration de main-d’œuvre, aide les pays à réguler efficacement cette migration, afin d’en tirer profit tout en minimisant ses impacts négatifs.

Il émerge un grand nombre de bonnes pratiques sur la gouvernance des migrations de main-d’œuvre dans les pays d'origine et les pays d'accueil. Ces bonnes pratiques illustrent le rôle que certains acteurs tels que les gouvernements, les organisations de travailleurs et d'employeurs ou les ONG peuvent jouer pour améliorer la gouvernance des migrations de main-d’œuvre à différents niveaux.

Cette atelier interrégional de deux jours réunira environ 60 participants originaires de 18 pays. Son objectif principal est de contribuer à l'amélioration des politiques et pratiques en matière de migration

  • grâce au partage entre les acteurs clés de connaissances sur les migrations internationales de main-d’œuvre et les perspectives d’après-crise,
  • en mettant en évidence quelques-unes des bonnes pratiques dans les pays d'origine et de destination, et
  • en fournissant une base de travail pour la prochaine session du Forum mondial sur la migration et le développement, qui se tiendra à Mexico à la fin de l’année.

 

International Training Centre of the ILO

Viale Maestri del Lavoro, 10
10127 Turin - Italy

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