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14 octobre 2019 - 18 octobre 2019

Académie sur l'Economie Sociale et Solidaire: L'Economie Sociale dans l'Avenir du Travail

14 octobre 2019 - 18 octobre 2019

Académie sur l'Economie Sociale et Solidaire: L'Economie Sociale dans l'Avenir du Travail

Académie sur l'Economie Sociale et Solidaire: L'Economie Sociale dans l'Avenir du Travail
Académie sur l'Economie Sociale et Solidaire: L'Economie Sociale dans l'Avenir du Travail

Informations sur les cours

14 October 2019 - 18 October 2019

Anglais - Français - Espanol

Madrid

Code: A9512650

French

Date limite d'inscription: 14 October 2019

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Description

Description

L'Académie de l'Economie Sociale et Solidaire du BIT est un forum interactif et multidisciplinaire au sein duquel professionnels, décideurs et chercheurs peuvent partager des idées novatrices et des expériences concrètes de l'économie sociale et solidaire dans leur contexte. Cette académie se concentrera sur l'Economie Sociale dans l'Avenir du Travail. Elle se déroule en une semaine et sa dynamique flexible et interactive permet une expérience enrichissante pour les experts ainsi que pour ceux qui abordent le sujet pour la première fois.

Groupe cible

Groupe cible

L'Académie s'adresse aux: Responsables de l'élaboration des politiques de différentes institutions gouvernementales; Partenaires sociaux (organisations de travailleurs et d'employeur); Professionnels de l'économie sociale (dirigeants et directeurs d'organisations de l'économie sociale); Promoteurs de l'économie sociale (partenaires pour le développement, fondations, réseaux d'économie sociale); Académiciens et chercheurs souhaitant avoir une perspective pratique de l'application de l'économie sociale et solidaire dans différentes régions; Professionnels intéressés par l'économie sociale et Étudiants de troisième cycle spécialisés en économie sociale.

L’économie sociale dans l’avenir du travail

L’économie sociale dans l’avenir du travail

Les récentes crises mondiales qui affectent encore des pays et des personnes dans le monde entier ont poussé à recentrer l’attention sur le besoin de modèles de développement plus inclusifs et durables.

La reconnaissance croissante de problèmes comme le chômage, la dimension de l’emploi précaire, le changement climatique et l’inégalité a renforcé davantage la nécessité de repenser les approches conventionnelles de la croissance et la distribution. L’Agenda 2030 approuvé par les Nations unies en 2015 reprend tous ces sujets. « Transformer notre monde », tel est le slogan de cet ambitieux agenda international qui énumère les objectifs de la communauté internationale pour la période 2016-2030 en vue d’éradiquer la pauvreté et de favoriser un développement durable et égalitaire.

 

L’Agenda 2030 se compose de 17 objectifs de développement durable et 169 cibles ambitieuses qui tentent d’apporter une solution aux principaux problèmes que rencontre la population mondiale dans un but clair : éradiquer la pauvreté. Il contient également un volet environnemental important qui établit la protection de la planète comme limite pour le développement et la prospérité économique et se met au service de l’amélioration du bien-être et de la qualité de vie ainsi que de l’extension de la liberté.

 

L’Agenda 2030, ainsi que les débats sur l’avenir du travail, sont des sujets inscrits à l’agenda international des gouvernements et de tous les agents qui génèrent des richesses et de la prospérité dans les différents pays. C’est dans ce contexte que l’OIT, le ministère espagnol du Travail, des Migrations et de la Sécurité sociale et la CEPES organisent cette Académie sur l’économie sociale et solidaire à Madrid, dans le but d’échanger des expériences et méthodologies du monde entier en matière de promotion de l’économie sociale, orientée sur l’avenir du travail.

 

Le rapport 2015 du Directeur général de l’Organisation internationale du travail (OIT), intitulé « L’avenir du travail que nous voulons : un dialogue global », indique que si la tendance démographique actuelle se poursuit, 40 millions de personnes supplémentaires arriveront chaque année sur le marché du travail et qu’il faudra créer 600 millions de nouveaux postes de travail d’ici à 2030. Ces emplois seront probablement créés en majorité dans le secteur des services. Ces travailleurs devront assurer la subsistance d’un nombre toujours plus élevé de personnes âgées, du fait du vieillissement de la population mondiale.

 

Une autre tendance signalée, indépendamment du niveau de développement, est la détérioration progressive de la qualité des emplois créés. Si l’économie informelle pose depuis des années un grave problème dans les pays en développement, le rapport de l’OIT indique qu’il s’agit d’un phénomène qui existe également dans les pays industrialisés, où il est en augmentation. La quantité et la qualité insuffisantes des emplois résultent non seulement des crises économiques récurrentes, mais aussi de facteurs structurels à plus long terme, liés à la demande et à l’offre de produits et services.

L’« économie sociale », un modèle d’entreprise incontestablement présent sur les marchés, regroupe principalement des coopératives, mutualités, associations, fondations et autres modèles d’entreprise qui ont la caractéristique spécifique de s’articuler autour de la personne, sans perdre de vue la dimension entrepreneuriale. Cela se traduit par des niveaux plus élevés de solidarité, d’engagement et de promotion de l’entreprise. Présente dans tous les secteurs économiques avec des entreprises de toutes les tailles, elle produit des biens, des services et de connaissances et, dans le même temps, elle poursuit des objectifs économiques et sociaux, encourageant la solidarité, la cohésion sociale et le développement local. Selon les Nations unies, l’économie sociale représente 7 % de l’emploi et du PIB mondial.

 

Reconnue par les gouvernements et les institutions communautaires et internationales, l’économie sociale joue un rôle spécifique et précieux dans la recherche de solutions pour la création et le maintien de l’emploi dans son milieu local, évitant ainsi des délocalisations et favorisant la redistribution des richesses. Il s’agit d’entreprises qui participent aux processus de récupération d’entreprises en crise, qui réinvestissent les excédents pour moderniser l’entreprise et la rendre plus compétitive, répartissent équitablement les richesses qu’elles génèrent et par conséquent, contribuent à créer une société plus juste qui crée de meilleures opportunités pour tous. Depuis les années 80, des concepts analogues ont été développés aux niveaux local et régional à différents endroits dans le monde, mais ce n’est que récemment que la communauté internationale a commencé à reconnaître progressivement l’économie sociale comme une voie vers le développement social et entrepreneurial inclusif et durable.

 

Une expression de cette tendance a été la création en 2013 du « Groupe de travail interinstitutionnel des Nations Unies sur l'économie sociale et solidaire », instrument qui synchronise aujourd’hui les efforts transversaux de ce modèle d’entreprise dans 19 agences des Nations unies, l’OCDE, des organisations intergouvernementales et des observateurs de la société civile. Au sein du système des Nations unies, l’Organisation internationale du travail (OIT) a été pionnière dans la promotion de l’économie sociale et solidaire. La constitution-même de l’OIT affirme que « une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale ». Cette position a été renforcée par le biais d’une recommandation sur les coopératives adoptée en 2002.

L'Académie ESS

L'Académie ESS

Au cours des dernières années, l’OIT a encouragé l’échange régional et interrégional de connaissances en matière d’ESS et la construction de réseaux mondiaux, par le biais de ses initiatives de renforcement de capacités et de coopération Sud-Sud et triangulaire. Parmi ces efforts, l’« Académie de l’OIT sur l’économie sociale et solidaire » est apparue comme un catalyseur d’initiatives innovantes de soutien à l’ESS.

En collaboration avec le Centre international de formation de l’OIT, un programme de création de capacités de haut niveau, découlant du programme proposé par la Conférence tripartite de l’OIT sur l’économie sociale qui s’est tenue à Johannesburg en octobre 2009, a été lancé. La première édition de l’Académie sur l’ESS s’est déroulée à Turin, Italie (2010), et les suivantes à Montréal (Canada) en 2011, à Agadir (Maroc) en 2013, à Campinas (Brésil) en 2014, à Johannesburg (Afrique du Sud) et Puebla (Mexique) en 2015, à San José (Costa Rica) en 2016, à Séoul (Corée) et Luxembourg (Luxembourg) en 2017, et maintenant à Turin (Italie) en 2019.

L’économie Sociale en Espagne

L’économie Sociale en Espagne

Au niveau européen, l’Espagne a joué au cours des dernières décennies un rôle important dans la promotion de l’économie sociale, entre autres en approuvant en 2011 la loi sur l’économie sociale et en lançant des politiques publiques visant à encourager les entreprises de l’économie sociale comme, par exemple, la récente et pionnière stratégie espagnole en faveur de l’économie sociale 2017-2020. La Confédération espagnole des entreprises de l’économie sociale (CEPES) a été et reste un acteur essentiel du processus espagnol lié à l’économie sociale. Par le biais de ses 25 membres, elle représente les intérêts de plus de 42.000 entreprises, plus de 2.100.000 emplois et 10 % du PIB espagnol.

 

La CEPES, en collaboration avec le ministère espagnol du Travail, des Migrations et de la Sécurité sociale, a organisé en mai 2017 la conférence intitulée « L’économie sociale, un modèle d’entreprise pour l’avenir de l’Union européenne ». Les conclusions de cette conférence, signées par les gouvernements d’Espagne, Luxembourg, Portugal, Grèce, Italie, Roumanie, Slovénie, Malte, Bulgarie, Chypre et Suède, affirment, entre autres, que les valeurs communes de l’économie sociale contribuent activement à la cohésion sociale et, partant, à une croissance innovante, intelligente, durable et inclusive, en plus de la création d’emplois de qualité.

 

Dans le cadre de cette initiative, l’OIT travaille en collaboration avec le ministère espagnol du Travail, des Migrations et de la Sécurité sociale et avec la Confédération espagnole des entreprises de l’économie sociale (CEPES), acteur essentiel du processus espagnol d’institutionnalisation de l’ESS.

Objectifs de l’Académie

Objectifs de l’Académie

À la fin de l’Académie, les participants :

  • Comprendront mieux les politiques et pratiques innovantes en économie sociale, en particulier par rapport à l’avenir du travail ;
  • Connaîtront un grand nombre d’expériences, stratégies et outils de l’économie sociale, y compris des exemples de coopération Sud-Sud et triangulaire, pour mieux faire face aux défis à venir et tirer profit des opportunités qui caractérisent la dynamique du monde du travail ;
  • Intégreront un réseau international de responsables de politiques et de professionnels qui travaillent dans et pour l’économie sociale.

Contenus

Contenus

Les contenus aborderont les lignes thématiques suivantes :

  • Le contexte actuel et le monde du travail : données et tendances. Comment aborder les effets sur le marché du travail de la quatrième révolution industrielle (chaîne de blocs, données volumineuses, etc.) et comment l’économie sociale, dans ce contexte, crée des emplois stables et de qualité ?
  • Écosystèmes favorables et politiques publiques pour l’économie sociale. Quels éléments et acteurs sont nécessaires pour créer un écosystème social propice à l’économie sociale ? Quelles sont les références de bonnes pratiques et expériences innovantes au niveau national et international ? Quelles sont les politiques publiques nécessaires pour contribuer à créer des postes de travail dans les entreprises de l’économie sociale et quel rôle jouent les partenaires sociaux ?
  • Modèles innovants de production et de consommation. Analyse de l’essor de l’économie circulaire, des nouvelles habitudes de consommation et de leur impact social et environnemental. Réformes légales et fiscales pour stimuler les nouvelles niches de marché conformes aux ODD.
  • Économie sociale et cohésion sociale. En plus de créer des emplois conformes aux nécessités et réalités locales, l’économie sociale peut être un instrument pour renforcer l’inclusion sociale, spécifiquement dans l’intégration des groupes vulnérables (femmes, jeunes, personnes âgées, personnes handicapées, etc.)
  • Économie sociale et jeunesse. Nouvelles opportunités pour l’avenir du travail. Quels sont les secteurs de l’économie qui offrent le plus d’opportunités pour les jeunes intéressés par une économie plus sociale et solidaire ?
  • Économie sociale et éducation. Analyser les changements dans les systèmes d’éducation pour garantir les compétences nécessaires et générer une synergie entre le système d’éducation et les nouveaux secteurs et tendances du marché est une priorité pour les pays.
  • Économie sociale et ODD. Analyse et échange de bonnes pratiques au niveau international de la manière dont les entreprises de l’économie sociale sont un bon allié des objectifs de l’Agenda 2030. Mesures d’impact.

Format et Méthodologie

Format et Méthodologie

L’Académie de l’OIT sur l’économie sociale et solidaire se déroule sur une semaine et sa dynamique flexible et interactive offre une expérience enrichissante tant aux experts qu’à ceux qui abordent le sujet pour la première fois.

 

Les participants des éditions antérieures de l’Académie ont apprécié les dynamiques proposées, visant à faciliter l’assimilation et l’approfondissement des connaissances et à créer cette ambiance de spontanéité qui est essentielle pour établir un contact avec de nouvelles personnes et nouer des liens.

 

L’Académie se composera de séances plénières interactives et de sessions facultatives où les participants pourront choisir entre différents sujets en fonction de leur intérêt professionnel. Les sessions facultatives permettront d’échanger des connaissances, de débattre des applications concrètes de l’économie sociale et solidaire dans le développement inclusif et durable aux niveaux national, régional et local, et de tirer des leçons pour la recherche, la réalisation de projets et la prise de décisions à l’avenir.

 

Les visites d’étude à des expériences présentant un intérêt, où les participants pourront connaître les bonnes pratiques de l’économie sociale et solidaire en Espagne, seront un axe de travail important.

Exigences et Langue

Exigences et Langue

Cet événement a un nombre limité de places pour les candidats espagnols et internationaux.

Exigences:

  • Travailler ou avoir de l'expérience en économie sociale et solidaire

Pour participer à cette édition de l'Académie nous avons des bourses d'etude.

Langue:

Les langues de l’Académie sont: espagnol, anglais et français

Comment s’inscrire

Comment s’inscrire

Pour vous inscrire à l’académie, veuillez remplir le formulaire d’inscription en ligne:

https://oarf2.itcilo.org/STN/A9512650/fr

Pour cette édition de l'Académie, nous avons des bourses d'etude.

Pour plus d'informations écrivez directement à: socialeconomy@itcilo.org 

International Training Centre of the ILO

Viale Maestri del Lavoro, 10
10127 Turin - Italy

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